Portraits

Albane Chaumet, de Paris à Reims pour créer au rythme du temps long

Clara Lestang-Durieux 2 min de lecture
Albane Chaumet, de Paris à Reims pour créer au rythme du temps long

Revenue dans sa ville d’origine après onze ans à Paris, Albane Chaumet a retrouvé à Reims un cadre qui correspond à sa façon de travailler. La créatrice d’animations et de peintures place le temps long au cœur de ses projets, loin de la recherche de productivité, selon lunion.fr.

Elle travaille aujourd’hui à l’Hyperespace, un atelier de co-working artistique situé dans le quartier Clairmarais. Avec sa stagiaire Ülgen, elle prépare un mapping vidéo destiné à L’Hybride immersif de Lille. Sur l’écran, un petit dinosaure bleu prend vie. Ce spectacle de quatre minutes demande trois mois de réalisation.

Faire place au geste et aux associations d’idées

Pour ce projet, les marionnettes sont animées de manière numérique. Albane Chaumet dit toutefois préférer les irrégularités du travail fait à la main. Dans sa démarche, la répétition du geste laisse aussi émerger des associations d’idées inattendues.

Son univers revendique une part de jeu et de lâcher-prise, nourrie notamment par les dessins d’enfants. Cette approche se retrouve dans ses films comme dans ses travaux picturaux. Son précédent projet cité par lunion.fr est le clip M’en aller de Fantastic Mister Zguy.

Des projets qui prennent leur temps à Reims

Son retour rémois a aussi marqué une rencontre avec l’œuvre de Corinne Deville, figure locale de l’art brut. Cette découverte a conforté Albane Chaumet dans l’idée que l’art peut être un espace de liberté.

En 2024, elle a présenté à la Petite Halle sa série Portraits d’artistes par leurs pairs. Ces peintures sont composées de détails assemblés progressivement, une méthode proche de celle de ses animations. La série est encore en cours. À Reims, le rythme de création n’est plus vécu comme une contrainte, mais comme un allié, selon lunion.fr.

Source : lunion.fr

Clara Lestang-Durieux

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