Vie pratique

À Cuisles, les vendanges sauvées après l’incendie du domaine Moussé

Clara Lestang-Durieux 2 min de lecture

À Cuisles, dans la Marne, les vendanges ont bien eu lieu au domaine Moussé en cette fin août, malgré l’incendie qui a détruit l’outil de travail de Cédric Moussé le 26 juillet dernier. Selon france3-regions.franceinfo.fr, le feu est parti d’un panneau photovoltaïque défaillant. La toiture a été emportée et la température est montée jusqu’à 1200 degrés.

Les pertes sont lourdes pour le viticulteur. Deux tiers du stock ont notamment été détruits. Le bâtiment touché avait aussi une forte valeur affective dans le village, puisqu’il avait été construit par le père de Cédric Moussé, rapporte france3-regions.franceinfo.fr.

Des citernes, du matériel et beaucoup de messages

Dès le jour de l’incendie, l’aide s’est organisée autour du domaine. Des agriculteurs sont venus avec des citernes pendant l’intervention. Le soir même, des propositions de soutien arrivaient déjà. Cédric Moussé indique avoir reçu plus de mille messages en 24 heures, selon france3-regions.franceinfo.fr.

Pour permettre les vendanges, des amis, des proches, des anonymes et d’autres viticulteurs ont aussi prêté du matériel. Cette solidarité a permis au domaine de continuer le travail dans les vignes, malgré le choc de voir une grande partie de l’activité partir en fumée.

Une organisation provisoire pour presser les raisins

Sur place, 40 cueilleurs travaillent pendant dix jours pour récolter les grappes. Le vigneron espère produire mille hectolitres grâce à cette récolte. Mais il ne peut pas vinifier au domaine, l’installation ayant été détruite.

L’organisation a donc changé. À la place du pressoir, deux camions frigorifiques sont installés devant le bâtiment. Les raisins partent ensuite chez un ami, qui a mis son pressoir à disposition à Ambonnay, dans la montagne de Reims. D’après france3-regions.franceinfo.fr, cette solution devrait durer quelques années, le temps de presser et vinifier ailleurs.

Malgré l’incendie, Cédric Moussé reste optimiste. La qualité des raisins est jugée exceptionnelle par le viticulteur. Il espère aussi pouvoir commencer à refaire un stock à la mi-novembre.

Source : france3-regions.franceinfo.fr

Clara Lestang-Durieux

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